À mi-parcours (25 avril), la récolte des fraises françaises a dépassé le tiers de la production annuelle (évaluée à moins de 60 000 tonnes en prévision cette année), souligne l’AOPn Fraises et framboises de France. Le démarrage de la saison a été marqué par quelques retards dans les bassins de production (Sud-Ouest et Bretagne), sauf dans le Sud-Est où la récolte a commencé précocement. Les variations de températures ont fortement joué. Ainsi, sur la période de Pâques, les retards ont entraîné des difficultés pour satisfaire l’ensemble de la demande. Ensuite, le climat clément a contribué à des pics historiques en gariguettes, heureusement absorbés grâce à une forte demande.
Mi-avril, des températures très hautes ont entraîné un pic de production inattendu de fraises rondes, le spectre d’une crise conjoncturelle se profilant. Dans ce contexte, l’AOPn Fraises et framboises de France apprécie l’accueil fait au produit français en grande distribution : « Contrairement à l’année dernière où certaines enseignes avaient tardé à référencer la fraise française au profit du produit d’import proposé en premiers prix, cette année la GMS a joué le jeu et bien mis en avant l’origine France, se félicite Emeline Vanespen, directrice de l’AOpn. On a en plus constaté une faible présence des fraises d’import cette année ce qui a également été profitable pour l’ouverture des lignes de fraises françaises ».
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Fin avril, les volumes en rondes étaient au-dessous des courbes prévisionnelles, en raison de la météo froide. Ces conditions climatiques entraînent une maturation plus lente des fruits. Selon l’AOPn, un retour à des températures au-dessus des 20 degrés suffirait à déclencher un nouveau pic de production et un retour de gros volumes à l’offre sur le marché.