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Coopératives de fruits et légumes Français, Italiens et Espagnols veulent plus de régulation

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Les coopératives de fruits et légumes de France, d’Italie et d’Espagne, qui ont rencontré le Parlement européen le 10 novembre, veulent plus de régulation : des interventions publiques en temps de crise, une maîtrise des importations et des relations commerciales moins inégales entre fournisseurs et distributeurs.

Les organisations Felcoop pour la France, Fedagri-Confcooperative et Legacoopagroalimentare pour l’Italie, et Cooperativas Agroalimentarias pour l’Espagne ont rencontré le 10 novembre 2009, à Bruxelles, les membres de la commission « agriculture et développement rural » du Parlement européen. La dénonciation du « manque d’un système public de régulation du marché » résume la position commune qu’ils ont dressée à leur retour.
La délégation professionnelle était conduite respectivement, pour la France par Jean-Michel Delannoy, président de Felcoop, pour l’Italie par les présidents Davide Vernocchi et Paolo Bruni, pour l’Espagne par le président Cirilo Arnandis.

L’administration doit « jouer un rôle fondamental »
Attirant l’attention des représentants du Parlement sur les origines de la crise de l’été 2009, les représentants de la délégation ont insisté sur le fait que les prix offerts par le marché, pour de nombreux produits, « n’ont même pas permis à l’agriculteur de compenser ses coûts de production ». Plusieurs raisons expliquent cette situation, indique Felcoop, parmi lesquelles : « la libéralisation des importations, la crise économique et financière, le déséquilibre de pouvoir dans la filière et le manque d’un système public de régulation du marché ». « Certes, les producteurs et leurs coopératives de fruits et légumes doivent se renforcer » en créant des « leaders structurants », face à une demande qui se concentre de plus en plus, mais les coopératives « souhaitent que l’administration joue un rôle fondamental » pour soutenir ce secteur.
Le président commission « agriculture et développement rural » du Parlement européen, Paolo De Castro « a reconnu le rôle fondamental des organisations de producteurs » vis-à-vis de la structuration et le renforcement de l’offre, et « s’est engagé » à défendre les demandes prioritaires de la coopération, selon Felcoop.

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