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Champignon/Acquisition France Champignon acquiert la société Ganot

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Le groupe France Champignon reprend la société Ganot, spécialisée dans la transformation et la commercialisation du champignon de Paris à destination de l’industrie et de la restauration. France Champignon, dont le chiffre d’affaires s’est établi à 235 millions d’euros l’année dernière, compte ainsi développer sa présence sur le B to B. En parallèle à cette acquisition, le groupe est en train de restructurer son outil de production et prévoit 69 licenciements cette année et des investissements industriels à hauteur de 7 millions d’euros.

Le groupe France Champignon, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 235 millions d’euros en 2008, vient d’acquérir la société Ganot, basée à Falaise (14, Calvados). France Champignon, contrôlé par le fonds d’investissement Butler Capital, est le leader français (avec 65 % de parts de marché en GMS et hors-domicile) et européen (25 % de parts de marché) du champignon transformé. Ganot, spécialiste des champignons pasteurisés ou stérilisés vendus en poche, est surtout présent dans le B to B et un peu en RHD. Il transforme 5 000 tonnes de champignons chaque année, pour un chiffre d’affaires de 7 millions d’euros. Ses clients sont avant tout français, notamment Sodebo, Bonduelle et Fleury Michon. « Avec cette acquisition, nous souhaitons ainsi nous étendre sur le marché du B to B, qui représente pour le moment 10 % de notre chiffres d’affaires », nous explique Alain Chamla, directeur général de France Champignon. « L’outil de production de Ganot, qui emploie une trentaine de personnes, est très moderne et plus flexible que le nôtre et est parfaitement adapté au marché du B to B », précise-t-il.

Des synergies rentables

France Champignon reprend uniquement l’activité conserverie et transformation de la société Ganot, les cultures restant à la famille Ganot. La totalité des champignons transformés dans l’usine de Ganot proviendront maintenant des cultures propres de France Champignon, alors qu’avant une bonne partie venait de la Belgique et des Pays-Bas. « Ganot n’était pas une entreprise très rentable, à cause de ses cultures de champignons en cave, très coûteuses. Elle est juste à l’équilibre. La famille Ganot ne pouvait pas investir suffisamment pour améliorer sa situation. En utilisant nos propres cultures, en réalisant des synergies immédiates, nous allons largement améliorer la rentabilité de Ganot », précise Alain Chamla. Grâce à l’acquisition de la société Ganot, France Champignon va proposer une nouvelle offre de produits pasteurisés en poche sous marque Royal Champignon. France Champignon va investir cette année un total de 1 million d’euros dans une campagne de communication avec des spots télévisés, pour continuer à soutenir cette marque.

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Spécialiser ses usines

France Champignon, qui emploie 1500 personnes, a connu des difficultés ces dernières années et avait dû notamment supprimer 250 emplois en 2004 et 2005. En 2007, le groupe était redevenu bénéficiaire. Avec un Ebitda qui est passé de 4,5 % à 7,5 % du chiffre d’affaires net en 2008, France Champignon s’approche de son objectif.  « Nous souhaitons que notre Ebitda soit autour de 9 %. Nous y sommes presque et notre chiffre d’affaires est stable malgré une conjoncture difficile, surtout en Europe centrale où la dévaluation des devises nous a obligé à augmenter nos prix de 40 % », indique Alain Chamla. France Champignon spécialise aujourd’hui ses usines, et va supprimer un total de 69 postes. L’atelier de surgélation de Beaufort-en-Vallée va être fermé et transféré sur le site de Doué-la-Fontaine (tous deux dans le Maine-et-Loire) tandis que certains postes vont être supprimés sur le site de Thouars (Deux-Sèvres), car il va être davantage mécanisé. Cette année, France Champignon va investir un total de 7 millions d’euros dans la modernisation de ses usines et de ses cultures.