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FranceAgriMer propose le classement définitif de 23 cépages résistants

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FranceAgriMer a proposé, lors de son conseil spécialisé viticole du 19 octobre, le classement définitif de 23 cépages résistants, a-t-il indiqué lors de la conférence de presse qui s’est tenue le lendemain. La finalité du classement définitif est l’autorisation en France de planter ces cépages résistants aux maladies comme le mildiou et l’oïdium, et donc de produire du vin en traitant moins les vignes.

Sur 24 cépages présentés par les professionnels de la filière, le conseil de FranceAgriMer en a retenu 23. Sur ces 23, la plupart d’origine italienne, suisse ou allemande, 10 ont été proposés au classement sous réserve d’étiquetage, en raison de noms évoquant des cépages comme « sauvignon-kretos », mais qui n’en ont pas les caractères génétiques. Le vin de ces 10 cépages pourra être commercialisé, mais sans leur mention sur l’étiquette. Le conseil spécialisé a en revanche rejeté un dossier, celui du cépage résistant « cabernet Jura », parce qu’il évoque à la fois le cabernet sans en être et l’appellation Jura, qui pourrait suggérer au consommateur que le vin de ce cépage provient du Jura. Ce sont donc au total 24 cépages résistants qui ont fait l’objet de l’avis du conseil spécialisé de FranceAgriMer. Cet avis est consultatif, et ce sera au ministère de l’Agriculture de trancher, en refusant ou acceptant, ou retenant certains cépages plutôt que d’autres, en tenant compte aussi de l’avis du CTPS, le Comité technique permanent de la sélection.

Sur 24 cépages présentés par les professionnels de la filière, le conseil de FranceAgriMer en a retenu 23

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Une augmentation de 3,2 % des sorties de chais en 2015/16

Lors de ce conseil spécialisé, un bilan de la campagne 2015/16 viticole a été présenté par Baptiste Montange, chargé d’études à la direction des marchés et études de l’établissement. Ce bilan fait ressortir une augmentation de 3,2 % des sorties de chais des récoltants, qui sont passées de 42,4 millions d’hectolitres (Mhl) en 2014/15 à 43,7 Mhl la campagne passée. Cet indicateur rend compte à la fois du débouché en vrac et en bouteilles, tant sur le marché intérieur qu’à l’export. De plus, ce bilan montre un tassement des transactions de vins AOP, notamment du Languedoc-Roussillon, du Bourgogne et du vin d’Alsace, partiellement compensée par une hausse modérée des transactions de bordeaux rouge. Il fait apparaître une augmentation des transactions de vins IGP, notamment des rouges, que ne parvient pas à annuler la forte baisse des ventes de vin rosé (-14 %) car elle porte sur des proportions moindres que les vins rouges et blancs. Enfin, ce bilan de campagne met en lumière les faibles disponibilités de vins sans indication géographique, qui ont conduit à un recul des ventes des vins de table de 14 % en rouge, de 5 % en blancs et de 39 % en rosés.