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Emploi François Hollande veut appliquer le contrat de génération aux jeunes exploitants

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Le principe du contrat de génération devrait être étendu « à la création d’entreprise, à l’installation, y compris des agriculteurs ». C’est ce qu’a indiqué, le 16 mai, le chef de l’Etat, lors d’une conférence de presse, à l’Elysée.

Bien que les retraites, le coût du travail, ou encore l’investissement intéressent tout le monde en général, le président de la République aura, lors d’une conférence de presse de 2h30, à l’Elysée, visé précisément une fois l’agriculture. « J’ai demandé que l’on puisse étendre le principe même du contrat de génération à la création d’entreprise, à l’installation, y compris des agriculteurs. Parce que c’est la même idée : faire qu’une génération puisse servir de marchepied à une autre », a-t-il déclaré le 16 mai, devant près de 400 journalistes. La promesse faite ainsi aux Jeunes agriculteurs, en février, lors du Salon international de l’agriculture, est en passe d’être tenue. « Nous sommes satisfaits qu’il soit fidèle à ce qu’il nous avait dit », a réagi François Thabuis, le président des JA. Mais, selon lui, des adaptations doivent être apportées au dispositif actuellement en place.

Revoir le statut et l’âge

Concrètement, le contrat de génération vise à favoriser l’embauche des jeunes et le maintien des seniors dans l’emploi, avec à la clef des incitations financières pour les entreprises. Selon la loi du 1er mars 2013 (complété par un décret du 15 mars), il prévoit d’accorder une aide forfaitaire de 4 000 euros par an, pendant trois ans, aux entreprises de moins de 300 salariés qui embauchent en CDI un jeune de moins de 26 ans – à condition de maintenir en emploi un salarié de plus de 57 ans. Ce contrat de génération, à disposition des employeurs agricoles, s’adressait jusqu’ici uniquement aux salariés. Il devrait ainsi être désormais transposé aux entrepreneurs agricoles, dans le cadre de la reprise d’une exploitation. Un dispositif qui sans nul doute, inciterait les cédants à transmettre leur exploitation, pour installer plus de jeunes et donc permettre le renouvellement des générations en agriculture, a indiqué François Thabuis. Mais il considère aussi nécessaire d’aménager le dispositif. Tout d’abord, son statut : « pour inciter le cédant, le jeune doit être stagiaire de la formation et non pas salarié », selon le président des JA. Et son âge, « qu’il conviendrait de passer de 26 à 30 ans ». Les discussions devraient se poursuivre rue de Varenne.
Les JA ont pour ambition, en 2013, plus de 6 000 installations aidées. Ils ont comptabilisé 5 261 installations aidées en 2012, soit 261 en plus par rapport à l’année précédente.

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