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Fraude alimentaire : l’OMC examine des stratégies de lutte contre le commerce illicite

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L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a présenté le 28 mai une publication concernant le commerce illicite de produits alimentaires et la fraude alimentaire. Elle rassemble le point de vue de contributeurs issus d’organisations internationales, d’ONG ou du secteur privé. Concrètement, les auteurs soulignent que le commerce illicite de nourriture et la fraude alimentaire engendrent des dommages considérables au commerce international et à la santé publique, avec notamment des pertes économiques annuelles estimées entre 30 et 50 milliards de dollars (excluant les boissons alcoolisées). Pour répondre à cela, ils avancent qu’une action globale nécessite une combinaison de mesures réglementaires, d’application des lois, de coopération industrielle et d’éducation des consommateurs.

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Selon la publication, la prévention est la stratégie plus rentable pour les gouvernements et l’industrie alimentaire, car elle contribue à garantir la sécurité des consommateurs, à maintenir l’intégrité des produits et à préserver la réputation de la marque. Au niveau réglementaire, la directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, souligne l’importance du cadre juridique de l’OMC et notamment des accords sur les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) et sur les obstacles techniques au commerce (OTC) mais aussi de l’accord de facilitation des échanges de l’OMC qui permet de faciliter les flux commerciaux légaux et de servir d’outil essentiel pour freiner la contrefaçon des aliments et des boissons. « Nous devons tirer parti de ces accords, et en effet de l’ensemble des outils de l’OMC, pour lutter contre le commerce illicite et la fraude alimentaire », a déclaré la directrice générale tout en indiquant espérer que cette publication stimulerait les discussions et les actions à venir sur le sujet.