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Fraudes aux aides Pac : remaniement forcé au sein du ministère grec de l’Agriculture

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Les conséquences politiques du scandale de fraude aux aides de la Pac en Grèce se poursuivent. Le ministre de l’Agriculture, Kostas Tsiaras, a démissionné le 3 avril avec deux autres collègues du gouvernement, dont Christos Kellas, vice-ministre au Développement rural et à l’Alimentation. Selon les médias grecs relayés par l’AFP, ces noms figurent parmi la liste des députés du Parlement dont le parquet européen a demandé, le 1er avril, la levée de l’immunité parlementaire. Kostas Tsiaras a été remplacé par Margarítis Schinas, ancien porte-parole de la Commission européenne (2014-2019), devenu ensuite commissaire européen (2019-2024), a annoncé le même jour le porte-parole du gouvernement. Margarítis Schinas a d’ores et déjà déclaré vouloir « poursuivre sur la lancée de [ses] prédécesseurs » avec en ligne de mire la mise en œuvre du nouveau système de paiement et la restructuration du secteur agricole grec. De son côté, Makarios Lazaridis devient vice-ministre du Développement rural et de l’Alimentation en lieu et place de Christos Kellas.

Lire aussi : Fraude aux aides Pac : le Parquet européen exige la levée de l’immunité de treize députés grecs

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Le Parquet européen mène depuis 2025 plusieurs enquêtes impliquant des fonctionnaires de l’Agence grecque de paiement et de contrôle des aides communautaires (OPEKEPE), dont le gouvernement a annoncé depuis la dissolution. « Un nombre important de personnes » avaient ainsi obtenu des aides agricoles en revendiquant à tort des terres publiques. Ce scandale éclabousse en particulier le camp politique (Nouvelle Démocratie, droite) du Premier ministre au pouvoir, Kyriakos Mitsotakis, avec vingt responsables politiques dans le collimateur de la justice européenne. Celui-ci a d’ailleurs réagi le 6 avril affirmant qu’« aucun de [ses] députés n’est accusé d’avoir tiré un avantage financier ». Selon des résultats préliminaires, 324 personnes ont été identifiées comme bénéficiaires des subventions, causant un préjudice estimé à plus de 19,6 M€ au budget de l’UE.