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Fraudes : les herbes aromatiques et épices très concernées

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Le secteur des herbes aromatiques et épices est particulièrement concerné par les fraudes. Et même si l’ampleur du phénomène est moins importante que ce qui avait pu être craint initialement, il n’en reste pas moins très préoccupant. Les résultats d’un premier programme de contrôle coordonné au niveau européen sur l’authenticité et la pureté des herbes et des épices alimentaires, publiés le 25 novembre par la Commission européenne, montrent que le pourcentage d’échantillons considérés comme présentant un risque de falsification est de 17 % pour le poivre, de 14 % pour le cumin, de 11 % pour le curcuma, de 11 % pour le safran et de 6 % pour le paprika. Mais le risque maximal de fraude revient à l’origan avec 48 % d’échantillons présentant un risque de contamination, avec des feuilles d’olivier dans la plupart des cas.

Bruxelles demande un plan d’action immédiat

Pour obtenir ces données, près de 10 000 analyses portant sur 1 885 échantillons au total ont été réalisées par vingt et un États membres de l’UE, la Suisse et la Norvège, et compilées par le Centre commun de recherche de la Commission européenne. La majorité des échantillons suspects contenaient du matériel végétal non déclaré et dans 2 % des échantillons d’épices analysés, des colorants non autorisés ont été détectés. « La chaîne d’approvisionnement en herbes et épices est mondiale, complexe et comporte de nombreuses étapes où des manipulations frauduleuses peuvent se produire », souligne le rapport pour expliquer la fréquence des fraudes.

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La Commission européenne a donc demandé aux opérateurs du secteur un plan d’action immédiat pour redresser la barre et ainsi protéger la santé des consommateurs contre des produits potentiellement dangereux. Les autorités nationales compétentes sont également invitées à renforcer leurs contrôles et à sanctionner leurs fraudeurs.