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Frelon asiatique : députés et apiculteurs réclament la mise en œuvre du plan de lutte

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Plus de huit mois après le vote de la loi instaurant un plan de lutte national contre le frelon asiatique, les apiculteurs de l’Unaf, soutenus par de nombreux députés, ont demandé le 26 novembre la « mise en œuvre immédiate d’un plan national d’urgence ». Adoptée par le Parlement le 6 mars, la loi n°2025-237 prévoit un plan de lutte national contre ce prédateur des abeilles, décliné par département, ainsi qu’une indemnisation des pertes des « exploitants apicoles » par le FNGRA. Ce texte nécessite un décret d’application, mais « aucune mesure concrète n’a encore été mise en œuvre par le gouvernement », déplore l’Unaf dans son communiqué, doublé d’une pétition.

L’Unaf demande cinq mesures d’urgence : un « programme national de piégeage au printemps » ; un système de détection des nids ; la ré-autorisation du SO₂ pour détruire les nids ; un certificat Certibiocide « simplifié et adapté aux apiculteurs » ; et enfin une indemnisation. Des demandes appuyées par une dizaine de questions écrites de députés de tous bords, demandant à l’exécutif de faire paraître le décret d’application.

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Le frelon asiatique sévit en France depuis 2004. Cette année, en raison de la douceur de l’automne, « la situation s’aggrave de manière dramatique », alerte l’Unaf, faisant état de « dizaines de milliers de ruches détruites en quelques semaines ». Un constat confirmé par InterApi dans son bilan annuel de la production : « Contrairement à 2024, la pression du frelon asiatique a été très importante » en 2025, année « perçue dans de nombreuses régions comme la plus difficile ». « Des impacts et pertes sont à prévoir sur les ruchers et ruches en mauvais état en septembre », d’après InterApi. Et, prévient l’Unaf, « les récoltes de miel de l’an prochain en seront inévitablement affectées ».

YG

Des « dizaines de milliers de ruches détruites en quelques semaines » selon l’Unaf