Bordeaux a beau être, le temps de Vinexpo, la capitale mondiale du vin, son vignoble alentour ne laisse pas d’inquiéter. L’aura planétaire de tant de nos bouteilles made in France fait toujours du bien à notre balance commerciale – plus que tous les Airbus – ; il n’empêche, chaque année nous descendons une marche du podium.

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L’Europe, appelée à la rescousse pour financer arrachages et distillation, est-elle mieux lotie ? La voilà en tout cas confrontée depuis quelques semaines à un nouveau défi : elle doit trouver une terrain d’entente avec les Etats-Unis qui menacent le Vieux Continent d’une « guerre du vin » si la révision de l’accord bilatéral de 1983 n’a pas abouti le 15 juillet… Or, les Américains en profitent pour vouloir y inclure leurs pratiques œnologiques, au grand dam des puristes de chez nous. Alors fera-t-on de la « théologie viticole » comme le craint tant la Fédération française des exportateurs ? On sait à la FEVS que l’enjeu est encore de l’ordre de 1,6 milliard d’euros sur nos 5,6 milliards de ventes totales de vin à l’étranger. Et nous-mêmes, n’aurions-nous pas fort à gagner si nos produits évoluaient pour plaire à tous les palais ? Un Français l’a compris, Patrick Ricard, qui demain, avec Allied Domecq, sera n°2 mondial des vins et spiritueux, il possède déjà la marque de vin la plus vendue dans le monde. Mais Jacobs Creek est un vin australien…