Les mille chantiers que le gouvernement annonce dans son plan de relance montrent que les milliards ne sont pas que pour les banques, même si l’enveloppe n’atteint qu’une dizaine de milliards sur les 26 du plan de soutien à l’économie. La semaine dernière la gronde sociale ne demandait rien de tel, mais bien plutôt une relance de la consommation. C’est celle de l’investissement qui a été choisie au contraire ici, avec des moyens que l’on ne trouvait plus ces derniers temps pour les grands travaux ou pour la recherche ou la culture. L’effet recherché, ce sont des emplois à court terme en France plutôt que dans les pays d’où nous importons de plus en plus. Ce à quoi doit contribuer aussi et surtout l’exonération de charges pour toute embauche effectuée cette année par les artisans et les très petites entreprises. Une mesure qui peut avoir un impact réel dans le secteur agroalimentaire.

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Dans ce contexte, les professionnels comprennent d’autant plus mal le projet de taxe à l’essieu (éco-taxe) qui doit s’appliquer aux poids lourds sur le réseau routier national. Bien que la menace ne soit que pour 2011, elle met le feu aux poudres en Bretagne et a déjà suscité un front commun plutôt rare entre agriculteurs et distributeurs sous l’égide du patronat régional au premier rang duquel figure en bonne logique l’industrie alimentaire. Le « grenier des produits frais » de la France n’a pas d’autre alternative que la route et finirait par être plus cher que les produits d’outre-Rhin. On ne serait donc pas étonné de voir d’autres régions manier le même argument. Mais cela ne dit pas si une fronde patronale sera plus écoutée que la grogne des syndicats.