L’association Générations futures révèle, dans un rapport publié le 15 décembre, que 61 % des fruits et légumes non bio vendus en France présentent au moins un résidu de pesticide détecté. Élaborée à partir de données officielles de 2023, l’analyse porte sur 1 912 échantillons de 29 types d’aliments différents. Comme établi dans les éditions précédentes de ce rapport, les fruits sont particulièrement touchés, avec 78 % d’échantillons concernés, contre 53 % pour les légumes et 50 % pour les céréales. Générations futures souligne plus particulièrement la présence « préoccupante » de substances dangereuses dans l’alimentation ; 56 % des fruits et 19 % des légumes testés contiennent ainsi au moins un résidu de pesticide classé cancérogène, mutagène ou reprotoxique (CMR) avéré, supposé ou suspecté ; 64 % des fruits et 33 % des légumes contiennent au moins un résidu de pesticide détecté perturbateur endocrinien (PE) avéré ou suspecté ; 31 % des fruits et 21 % des légumes testés contiennent au moins un résidu de pesticide PFAS détecté. La substance la plus fréquemment détectée dans l’ensemble des échantillons est le fluopyram, un fongicide classé PFAS.
Face à ces résultats, l’association appelle notamment à une « accélération de la sortie des substances pesticides classées CMR, PE ou PFAS », « l’inclusion de l’acide trifluoroacétique (TFA, un PFAS) dans le plan de surveillance de l’alimentation » mais également « l’arrêt des exportations de substances dangereuses interdites en Europe, que l’on retrouve ensuite dans les produits importés sous forme de résidus ». En outre, Générations future appelle à un retour à des listes de pesticides recherchés comparables à 2022 (420 substances recherchées en 2023 contre 600 auparavant, selon Générations futures).
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JJ