La campagne des fruits d’été français, portée par une météo propice à la consommation, semble offrir un profil plutôt positif en 2026, selon plusieurs publications des services du ministère de l’Agriculture (Agreste). Au 1er août 2026, la production d’abricots était estimée à 100 600 tonnes, proche de celle de 2025. Pareillement, celle de pêches atteindrait près de 217 000 t, en très léger repli par rapport à 2025 (-1 %) et au même niveau que la moyenne des cinq dernières années.
« Cette stabilité masque néanmoins des contrastes régionaux marqués », souligne Agreste. C’est surtout le cas en Occitanie : la baisse de 22 % en abricots (26 200 tonnes) provient des conditions climatiques du printemps (pluies excessives pendant la floraison, coulure importante, chute massive de fruits), particulièrement en Roussillon. Pour les pêches, les fortes chaleurs ont limité le développement des fruits, réduisant leur calibre sans peser significativement sur les volumes (quelques pertes dues aux incendies en Roussillon). La Vallée du Rhône a connu un rebond significatif (+16 %) de sa production d’abricots, malgré des pertes localisées dues à la canicule et la grêle. Celle-ci a entraîné des pertes localisées en pêches.
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Côté commercialisation, pour les abricots, la production mise sur les étals en juillet, essentiellement rhônalpine, a bénéficié d’une demande soutenue par les fortes chaleurs. Les prix en juillet sont supérieurs de 8 % à ceux de l’année précédente. En pêches, les prix restent fermes : en juillet 2026, ceux des pêches se situent au même niveau qu’en 2025 (+9 % par rapport à la moyenne quinquennale 2021-2025). La persistance des températures caniculaires a stimulé la consommation.
PG