Des députés proposent d’atténuer la « sur-réglementation » phytosanitaire française, par rapport à la réglementation européenne, afin de gommer les distorsions phytosanitaires entre les producteurs français de fruits et légumes. Leur chef de file, Jacques Remiller (UMP, Isère), président du groupe d’études parlementaire sur les fruits et légumes, a tenu le 14 décembre à l’Assemblée une réunion d’information parlementaire sur les maladies émergentes dans le secteur des fruits et légumes, pour mettre en exergue les cas de maladies sans solutions, qui peuvent occasionner des dégâts importants dans les vergers, les champs et les serres. Ainsi, du fait des échanges internationaux et peut-être du réchauffement climatique, de nouveaux ravageurs arrivent en France, comme la Drosophila Suzukii (petite mouche qui s’attaque aux fraises et aux cerises) et le frelon asiatique mangeur d’abeilles, tandis que depuis l’arrêt de l’utilisation des acaricides, l’araignée rouge re-investit les vergers de pommiers, a indiqué Olivier Le Gall, chercheur à l’Inra de Bordeaux. L’idée des parlementaires est d’obtenir un assouplissement de la réglementation, pour qu’à côté des méthodes de lutte biologique, il soit autorisé de recourir à la lutte chimique, quand par exemple l’araignée rouge ravage les pommiers une fois tous les dix ans.
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