À l’issue d’une réunion avec les professionnels de la filière, le ministre de l’Agriculture a présenté, dans un communiqué le 27 septembre, le calendrier, la méthode et les objectifs du « plan souveraineté » dédié aux fruits et légumes, annoncé en mars 2021 par Julien Denormandie dans le cadre du volet agricole du Plan de résilience face aux conséquences de la guerre en Ukraine. L’objectif affiché par le nouveau ministre de l’Agriculture : « Donner un cadre stratégique et des leviers d’action opérationnels afin que la filière fruits et légumes puisse inverser la tendance des courbes de production à horizon 2030 et répondre à ces défis ». Quatre axes de travail sont fixés, assortis chacun d’un groupe de travail : « protection des cultures » ; « compétitivité, investissements et innovation » ; « recherche, expérimentation, formation et renouvellement des générations », « dynamisation de la consommation de fruits et légumes dans le modèle alimentaire ». Ces groupes de travail se réuniront « d’octobre à la fin de l’année », pour « aboutir début 2023 à la validation du plan et la mise en œuvre des premières actions ».
Dans un communiqué paru le lendemain, l’interprofession Interfel a « salué » la mise en œuvre proposée par le ministre. Le communiqué du ministère ne mentionne pas de moyens associés à ce plan. Interrogé en juillet par Agra Presse, le président d’Interfel Laurent Grandin estimait qu’un tel plan « dans la durée » coûtera « plusieurs milliards d’euros ».
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Le plan « fruits et légumes » fait partie d’une série de cinq annonces faites dans le cadre du volet agricole du plan de résilience, visant à « accélérer les transformations de long terme » : un « plan souveraineté azote » ; le « renforcement du plan protéines végétales » ; un plan « d’accélération des énergies renouvelables et de décarbonation de l’amont agricole ».