« Nous voulons bien nous engager pour une meilleure qualité, mais il faut que nos gouvernants tiennent de leur côté leurs engagements politiques », a déclaré Bruno Dupont, président d’Interfel, à l’occasion des rencontres de l’Aprifel (Agence pour la recherche et l’information en fruits et légumes) le 30 novembre. Le président de l’interprofession des fruits et légumes frais craint que les engagements pris par les acteurs agricoles dans le cadre des plans de filières ne soient pas suivis des investissements publics nécessaires pour les mettre en œuvre. « La transition écologique que l’on nous demande doit être suivie d’une transition économique », a-t-il lancé à l’attention des pouvoirs publics.
Bruno Dupont reste sur ses gardes suite à la mauvaise expérience vécue avec son centre technique. Le gouvernement précédent avait invité la filière à se mettre en ordre de marche pour réorganiser le CTIFL. Les professionnels des fruits et légumes s’étaient finalement si bien organisés, que le gouvernement n’avait plus vu la nécessité de financer le centre, désormais alimenté par une CVO versée par toutes les familles de l’interprofession.
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Sur les plans de filières, Bruno Dupont affirme que l’interprofession y travaille, mais que « mettre d’accord 14 familles, ça n’est pas facile ». Selon lui, la date de remise des plans de filière, prévue le 10 décembre, pourrait peut-être être décalée « entre le 10 et le 15 décembre ». La filière fruits et légumes espère pouvoir obtenir 1,2 Mrd€ sur les 5 Mrd€ qu’Emmanuel Macron a promis de débloquer dans le cadre du grand plan national d’investissement.
Sur les plans de filières, pour Bruno Dupont, « mettre d’accord 14 familles, ça n’est pas facile »