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Fruits et légumes : la Conf’ défend un « prix minimum d’entrée sur le marché français »

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La Confédération paysanne souhaite « l’instauration de prix minimum d’entrée sur le marché français, applicables à l’ensemble des fruits et légumes », a annoncé l’organisation dans un communiqué de presse le 16 juillet. Concrètement, seuls seraient admis sur le marché national « les lots dont le prix serait supérieur ou égal au prix de revient moyen en France », explique le syndicat qui effectuait une semaine de mobilisation sur la question du revenu dans le secteur des fruits et légumes. L’organisation organisait notamment une vente de fruits et légumes « à prix rémunérateur pour les producteurs » le 18 juillet, place de la République à Paris. « Le but n’est pas de stigmatiser la concurrence entre les pays, mais de permettre une élévation des standards européens », explique à cette occasion Emmanuel Aze, responsable de la commission fruits et légumes de la Conf'.

« Un prix minimum d’entrée c’est un outil protectionniste, mais aussi inclusif pour nos collègues paysans en Europe. Acheter plus cher les importations, cela fournit des arguments aux syndicats de paysans et de salariés en Europe pour rehausser les normes sociales », explique-t-il. Par la définition d’un prix d’entrée minimum par secteur, le but est de garantir dans chaque pays un prix rémunérateur pour les producteurs et favoriser la relocalisation de la production.

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« Il faut revenir à une maîtrise et à une répartition de la production en Europe », estime Cécile Muret, secrétaire nationale de la Confédération Paysanne et maraîchère dans le Jura. « Il faut une relocalisation de la production de fruits et légumes en France, et une relocalisation de la production de lait en Espagne », où les coûts de production dans ce domaine sont supérieurs à la France, détaille-t-elle. Une mesure qui s’avère selon eux « urgente » dans le secteur des fruits et légumes, où le nombre d’exploitations a baissé de plus de 29 % en six ans, d’après la dernière enquête sur la structure des exploitations agricoles du ministère de l’Agriculture.