Selon une enquête d’Interfel et FranceAgriMer, la confiance des Français dans les fruits et légumes frais se consolide en 2019, tandis que les logos et labels jouissent d’une belle notoriété. Cependant, les traitements chimiques demeurent la première source de préoccupation des Français, et seulement la moitié d’entre eux estime être suffisamment informée sur le secteur.
La confiance des Français dans les fruits et légumes frais se renforce par rapport à 2018. C’est la principale conclusion de l’enquête barométrique menée en décembre 2019 par le cabinet CSA Research, et financée par l’interprofession des fruits et légumes frais (Interfel) et FranceAgriMer. Les deux organisations ont présenté, le 3 juin, les conclusions complètes du baromètre de confiance envers les fruits et légumes frais pour l’année 2019, alors que des résultats préliminaires avaient déjà été partagés le 24 février au Salon de l’agriculture. Selon la directrice d’étude au cabinet CSA Research Sandra Marie, la confiance des Français, qui présentait quelques signes d’effritement en 2018, est à nouveau au beau fixe. En effet, 93 % des consommateurs disent avoir confiance dans les légumes et 90 % dans les fruits. Le taux de confiance revient ainsi à son niveau de 2017 pour les fruits, et le dépasse de 2 points pour les légumes. « Ce regain de confiance est porté par les 50 ans et plus, qui étaient à l’origine de la baisse des indicateurs en 2018 », indique Sandra Marie en précisant que ce n’est pas étonnant puisque cette catégorie de la population en est la plus consommatrice.
Derrière le pain, devant le lait
Les fruits et légumes frais sont ainsi deuxième au classement général des produits frais, derrière le pain (93 %) et devant les produits laitiers (25 %). Autre constat mesuré par le baromètre : les traitements chimiques demeurent la plus grande source d’inquiétude pour la population, même si cette inquiétude « s’estompe » car elle est moins présente dans l’actualité, dit la directrice d’études. Cette moindre inquiétude est notable en ce qui concerne les résidus de pesticides : 83 % des Français se disent inquiets à ce sujet en 2019, contre 87 % en 2018.
Parmi les facteurs de confiance, la traçabilité des produits arrive en premier. « C’est la deuxième année consécutive qu’elle occupe cette position, et c’est qui plus est un élément auquel les Français sont très attentifs puisque c’est le deuxième critère de choix derrière la saisonnalité », précise Sandra Marie. D’autre part, si les labels et logos sont globalement rassurants, certains sont davantage identifiés ou reconnus. Le label Agriculture biologique a par exemple une belle notoriété et 79 % des consommateurs disent l’avoir déjà vu sur des fruits et légumes. À l’inverse pour les labels AOP et IGP, bien que largement connus, seuls 15 et 18 % des consommateurs les associent à des fruits et légumes frais. Quant aux labels Agriconfiance et HVE, seuls 8 et 3 % des Français assurent les avoir déjà vus estampillés sur un fruit ou un légume. Enfin, « un Français sur deux se sent suffisamment bien informé sur les fruits et légumes, donc il est important de continuer le travail de communication auprès de la population », conclut Sandra Marie.
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« Un Français sur deux se sent suffisamment bien informé sur les fruits et légumes »
Le Covid-19 n’entame pas la confiance dans les fruits et légumes frais
« Globalement à date, on ne voit pas de coup d’arrêt à la confiance retrouvée des Français dans les fruits et légumes frais » a déclaré, le 3 juin, la directrice d’étude au cabinet CSA Research Sandra Marie. Lors d’une conférence de presse organisée par l’interprofession des fruits et légumes frais (Interfel), elle a dit avoir mené une étude « trois semaines après le début du confinement » pour mesurer l’impact de la crise du coronavirus sur l’achat et la consommation de fruits et légumes. « On a une bonne partie de la population française qui [a déclaré] consommer autant voire plus de fruits et légumes frais qu’avant », a-t-elle indiqué. « Et, quand on a une baisse de consommation, elle était globalement expliquée par une limitation des déplacements et beaucoup moins par une inquiétude vis-à-vis d’une potentielle contamination. » La chargée d’étude à Interfel Dragana Miladinovic a ajouté que cette analyse a été réalisée à la demande d’Interfel et que les résultats « en cours de finalisation et de mise en forme » seront « très prochainement relayés ».