La consommation en fruits et légumes a été dynamique en 2016. Les Français ont dépensé davantage, et les cours se sont maintenus à un niveau élevé. C’est ce que révèle le bilan 2016 des « achats de fruits et légumes frais par les ménages français » de FranceAgriMer.
« En 2016, les sommes dépensées par les ménages pour leurs achats de fruits et légumes frais ont augmenté de façon significative pour la deuxième année consécutive (+4,7 %) », révèle le bilan 2016 des « achats de fruits et légumes frais par les ménages français » publié par FranceAgriMer le 11 avril. Ce dynamisme de la consommation s’avère d’autant plus remarquable que le chiffre d’affaires des « produits de grande consommation et frais libre-service » est resté stable (+0,2 %) et que le volume d’achat des produits frais traditionnels (marée, viande, volaille, charcuterie-traiteur, fromages, fruits et légumes) a légèrement baissé (-0,1 %), tiré notamment par la viande et le fromage.
Fruits : des cours à la hausse
La quantité de fruits achetés par ménage, à 84,9 kg, reste quasi stable (84,6 kg en 2015), mais la hausse des cours a entraîné une hausse des dépenses : +6,9 % sur un an, et +14 % par rapport à la moyenne quinquennale. « Les fruits d’été à noyau ont tous connu des hausses de prix et des baisses de volumes d’achat », indique FranceAgriMer. En pêches-nectarines notamment, les volumes achetés ont légèrement chuté (-1,2 %), mais les cours ont augmenté de 5 %. Pour les abricots, prunes et cerises, le recul de l’offre a tiré les prix à la hausse, qui enregistrent respectivement une augmentation de 9,3 %, 11,4 % et 23 %. Si l’on regarde le cas particulier de la cerise, la consommation, en volume, a reculé de 20 %. Un chiffre à mettre en parallèle avec l’interdiction, depuis le printemps 2016, d’utiliser le diméthoate pour prévenir les cerisiers des attaques de la mouche Drosophila Suzukii.
En pomme, la hausse du prix (+4,6 %) a compensé le recul des achats (-3,2 %). Le constat est le même en poire (prix : +8 %, volume d’achat -1,4 %). En citron, malgré la forte augmentation du prix (+23 %), les achats n’ont pas diminué. Ils enregistrent même une hausse, en volume, de 7,3 %.
Légumes : dynamisme de la consommation
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En légumes, si l’augmentation des cours est restée plus modérée (+1,1 % sur un an, + 6,3 % sur 5 ans), c’est le maintien ou, en fonction des cas, l’augmentation des achats de produits enregistrant des hausses de cours significatives qui ont dynamisé le secteur. Par exemple, « d’importantes hausses de prix » ont été observées, « notamment dans le groupe des racines, bulbes et tubercules, sans que cela n’affecte le volume d’achat », précise FranceAgriMer. De fait, pour ces variétés de légumes, les dépenses des ménages ont augmenté de 10 % sur un an. Le même phénomène, à moindre échelle, s’observe pour la carotte (dépense en hausse de 3,5 %).
Le hard-discount profite moins
Le dynamisme a profité à tous les circuits de distribution : hypermarchés, supermarchés, marchés, commerces spécialisés et hard discount. À noter cependant, c’est ce dernier circuit de distribution qui enregistre « la plus faible progression des achats », selon une note d’Interfel publiée début avril. Un constat qui semble conforter le comportement émergent des consommateurs : placer en tête de ses critères d’achat la qualité devant le prix. Les résultats du bio illustrent bien ce phénomène. La consommation de fruits et légumes bio a augmenté de 12 % en volume et de 19 % en valeur indique Interfel.
Le cours des cerises en hausse de 23 %, la consommation en recul de 20 % en volume