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Fruits et légumes : la relocalisation par le climat sera « limitée et ciblée »

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Dans un rapport sur la « Relocalisation en France de certaines productions de fruits et légumes » paru le 21 mars, le CGAAER (ministère de l’Agriculture) reste prudent, estimant que le phénomène devrait se limiter à des marchés de niche. « Si la France ambitionne de relocaliser certaines productions agricoles, il est toutefois important de noter que cela ne pourra se faire que de manière limitée et ciblée », estiment les auteurs, qui citent l’olivier, l’amande ou encore les agrumes, « à condition de viser un marché de niche à haute valeur ajoutée ». En effet, « bien que le changement climatique mette sous tension leurs ressources en eau, les principaux pays concurrents de la France dans la production de fruits et légumes – le Maroc, l’Espagne et l’Italie – n’envisagent pas de réduction significative de leurs volumes de production. 

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Ces pays ont engagé des stratégies d’adaptation robustes, notamment en matière de gestion de l’eau », estime le CGAAER. Et de souligner les investissements « conséquents dans les technologies de dessalement d’eau de mer, qui permettent d’augmenter les réserves disponibles pour l’agriculture » et des « initiatives visant à moderniser les systèmes d’irrigation ». Pour les auteurs, ces solutions, « bien que coûteuses, démontrent la capacité de ces pays à maintenir leur compétitivité sur le marché des fruits et légumes, malgré les contraintes climatiques croissantes ». Des recommandations stratégiques figurent dans le rapport pour « accompagner cette relocalisation », parmi lesquelles : soutenir des projets de collecte et d’analyse de données satellitaires, et des systèmes de simulation et modélisation pour « anticiper les impacts » climatiques dans « les bassins de production français et chez nos concurrents étrangers » ; renforcer le dialogue entre l’État et les collectivités « très en amont » pour une « harmonisation des outils d’intervention pour les investissements dans la filière ».

« Les principaux concurrents de la France ont des stratégies d’adaptation robustes »