Dans une récente étude publiée courant mars, le CTIFL (centre technique interprofessionnel des fruits et légumes) se penche sur le marché des fruits et légumes prêts à l’emploi et le consentement à payer des consommateurs. Premier enseignement : parmi ceux consommant régulièrement des fruits et légumes frais, sept sur dix achètent au moins une fois par semaine du prêt à l’emploi et même 23 % plusieurs fois par semaine. Par ailleurs, contrairement aux études précédentes, les consommateurs achètent un peu plus de légumes-crudités préparées (14 %), salades composées et mélanges de légumes (13 %) que de fruits découpés (10 %) et en salade (11 %). Soupes et plateau de fruits restent les moins achetés. L’étude indique aussi que la consommation se fait principalement à domicile (65 %) et au moment du déjeuner (46 %) en privilégiant fraîcheur, légèreté et simplicité.
Les arbitrages sont fondés sur quelques attributs clés : la recette, la praticité, le moment de consommation et l’emballage. Cependant, selon le CTIFL, tous les attributs ne créent pas la même valeur. Certains éléments augmentent fortement le consentement à payer. Pour des recettes « gourmandes », celles avec sauce, croûtons en supplément…, le consommateur accepterait de payer 2,30 € de plus par rapport à des recettes simples (carottes râpées, ananas tronc…) à 3,5 € ou moins. Les recettes composées (salade de fruits, plateau crudités apéritives…) sont aussi bien perçues : + 1,05 €. Le CTIFL souligne également que la praticité est déterminante dans le choix du consommateur : il note une perte de 1,40 € en valeur perçue si le produit est considéré difficile à préparer. Il en va de même pour l’emballage, qui doit rester simple : perte de 0,50 € pour un emballage mixte.
PG