Abonné

Fruits et légumes : réactions mitigées sur la contractualisation

- - 2 min

Le projet de décret sur la contractualisation tel qu’il a été adopté par le CSO du 25 octobre suscite des réactions mitigées dans la famille des fruits et légumes. La Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF) se félicite que le projet prévoit que 100% des producteurs se verront proposer des contrats par leurs acheteurs, libre à eux d’accepter ou de refuser. Légumes de France, la fédération des maraîchers, craint que de nouvelles distorsions de concurrence entre producteurs apparaissent. En effet, la loi oblige l’opérateur à proposer un contrat au producteur auquel il achète, mais n’oblige pas l’opérateur à proposer un contrat à un expéditeur ou une OP (organisation de producteurs) auquel il achète. Dès lors, les acheteurs « iront au plus facile », en optant pour le mode de commercialisation le moins contraignant. Ce seront les producteurs indépendants, qui représentent 50% de la production, qui risqueront d’être délaissés par les acheteurs. Les deux fédérations s’accordent à reconnaître que les OP se trouveront « entre le marteau et l’enclume », car elles seront soumises à l’obligation de proposer des contrats aux producteurs, tandis que leurs acheteurs (enseignes, grossistes, détaillants) ne seront pas soumis, eux, à cette obligation. Jérôme Bédier, président de la FCD (distributeurs), estime quant à lui que la durée de trois ans « est trop longue pour avoir une visibilité sur les marchés », et qu’un an suffirait, sauf en cas « d’investissements spécifique du producteur ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

concurrence
Suivi
Suivre