Menée par FranceAgriMer et Interfel, réalisée par le cabinet Ceresco, une étude sur le gaspillage dans la filière fruits et légumes, publiée le 21 novembre, montre des taux de pertes relativement stables par rapport à 2015 (date de la dernière étude). Le taux total d’écarts est estimé à 30 %, dont 12 % correspondent à des pertes et gaspillages non valorisés. L’étude montre que c’est l’amont de la filière qui en subit l’essentiel. Les pertes et gaspillages au stade de la consommation s’élèvent à 3,1 %. La destination des produits écartés diffère selon les maillons. Globalement, en amont, la transformation est la première destination des écarts, suivie par les fruits et légumes qui restent ou reviennent au champ. Plus en aval, le don et la méthanisation prennent plus d’importance. Les causes varient selon les acteurs : ravageurs et pathogènes pour les producteurs, invendus (déséquilibre offre-demande) pour les premiers metteurs en marché, non-conformité pour le gros, et mauvaise qualité initiale pour les magasins. « Les entretiens ont mis en lumière plusieurs leviers d’action susceptibles d’améliorer les processus existants, tout en révélant un constat partagé : pris isolément, ces leviers apparaissent insuffisants pour répondre aux enjeux actuels », souligne l’étude.
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PG