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Fruits et légumes/serres : le Plan de souveraineté subit un « coup d’arrêt »

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Interfel s’inquiète d’un « coup d’arrêt » du Plan de souveraineté fruits et légumes dans un communiqué du 18 mars, dénonçant « un net ralentissement du dispositif en 2024 et 2025 », avec des « crédits réduits », des « financements non-versés » et – comme déjà indiqué lors du Salon de l’agriculture – une « absence de perspectives ». Plus précisément, sur les « 100 M€ de crédits de la planification écologique promis en 2024 », il faut déduire 25 M€ « retirés dans le courant de l’année dernière par Bercy en raison des difficultés budgétaires du pays ». Sur les 75 M€ restants, seulement 44,7 M€ ont été « débloqués », déplore l’interprofession des fruits et légumes frais, laissée dans l’incertitude sur les 30 M€ restants, qui concernent les serres. « Au 18 mars 2025, toujours aucun financement pour les projets de décarbonation des serres, et plus de la moitié des dossiers de rénovation des vergers restent sans soutien faute de crédits. »

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Le même jour, l’association Tomates-Concombres, la Gefel, Légumes de France et la FNPF (producteurs de fruits, FNSEA) ont demandé justement au gouvernement d’« honorer ses engagements » et de débloquer le budget de l’appel à projets « Serres et équipements de serres » (30 M€ pour 2024) ; celui-ci est « très attendu » des producteurs, selon les organisations, « pour construire, rénover et investir dans des équipements innovants et performants ». Or le retard de traitement administratif des dossiers déposés « met en péril les longs efforts engagés par la profession ». Ils insistent sur l’importance de solder cet appel à projets en 2025 pour que les outils soient opérationnels dès la campagne de production 2026. « Ce plan de souveraineté est le premier dont la filière bénéficie depuis le P3A il y a maintenant dix ans. Sur 122 dossiers déposés, seuls 30 ont été validés pour 5 M€. »

Interfel dénonce des financements non-versés et une absence de perspectives