Une déclaration commune a été signée durant le week-end de Pâques à Meknès (Maroc) par Cyril Pogu, coprésident de Légumes de France, et Khalid Saïdi, président de l’Association des producteurs et expéditeurs de fruits et légumes marocains, en présence de Rachid Benali, président de la Comader (syndicat de producteurs), au 17e Salon de l’agriculture au Maroc, où la France était l’invitée d’honneur. Objectifs : « Instaurer un dialogue structuré et pérenne entre les filières fruits et légumes des deux pays », résume un communiqué, « notamment autour de la tomate », et « renforcer leur coopération » sur trois enjeux : « adaptation au changement climatique », « amélioration des pratiques culturales » et « recherche de complémentarités durables ». Un mail de Légumes de France à la presse souligne toutefois l’absence de référence à la notion de saisonnalité, alors qu’une première version du communiqué évoquait le « respect de la saisonnalité et des calendriers de production réciproques ». Il s’agira entre autres de « faire renaître de ses cendres l’accord de partenariat» signé en 2017 entre l'interprofession marocaine et Interfel, « gelé par le Covid », et de « créer un cadre politique favorable à des discussions constructives entre les acteurs économiques français et marocains de la tomate ».
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Cependant, cet accord n'est pas aussi ambitieux que celui qui avait été annoncé pour la mi-mars durant le Salon de l'agriculture à Paris (source Agra Presse et France Télévisions), puis démenti quelques semaines après par les producteurs marocains. Pour rappel, cet accord-là aurait porté sur la saisonnalité de la commercialisation des tomates avec l’objectif d'éviter, à partir de 2026, que la production marocaine de tomates cerises ne vienne concurrencer la française quand elle est en pleine production.