« Le problème majeur de santé publique aujourd’hui, c’est la sous-consommation de fruits et légumes", a déclaré Louis Orenga, directeur de l’Agence pour la recherche et l’information en fruits et légumes (Aprifel), à Paris le 6 juin. L’agence constate en effet qu’en 2017, seul un quart des adultes et 5 % des enfants et des adolescents mangent les cinq fruits et légumes recommandés chaque jour. Or, selon Louis Orenga, les débats sur la filière portent davantage sur l’utilisation des produits phytosanitaires que sur la baisse de la demande de ces aliments pourtant reconnus comme étant bénéfiques pour la santé. Sur la toile, et parfois chez le médecin, les fruits et légumes sont accusés de contenir beaucoup de résidus de produits phytosanitaires, rapporte-t-il. « C’est un message excessivement problématique, dénonce-t-il. Il serait dramatique de réduire encore la consommation sous prétexte de ce débat. Pourtant, ça commence à se voir. » Louis Orenga se défend de faire « la promotion des pesticides », soulignant qu’il s’agit d’un vrai sujet sur lequel la filière est mobilisée. « Une partie des 300 ingénieurs du Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes (Ctifl) travaille sur les solutions pour réduire encore l’utilisation de ces substances, et trouver des alternatives", rappelle-t-il, avant d’assurer que 98 % des produits distribués affichent un pourcentage de résidus inférieur aux doses réglementaires.
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« Il serait dramatique de réduire encore la consommation sous prétexte du débat » sur les pesticides