Dans un avis publié le 28 mars, l’Anses signale un risque « non négligeable » d’implantation de Bactrocera dorsalis (mouche orientale des fruits) dans l’Hexagone. « La probabilité (que l’insecte) s’établisse durablement en France hexagonale n’est pas négligeable », selon un communiqué. Bactrocera dorsalis est l’un des ravageurs les plus dommageables pour de nombreuses filières de production de fruits et de légumes, quelque 500 espèces de plantes hôtes étant répertoriées. Aucun foyer n’a été déclaré en France hexagonale. Mais le nombre de mouches piégées, dans le cadre de la surveillance officielle, a augmenté ces dernières années, indique l’agence. La voie d’entrée la plus probable du ravageur est celle de l’importation commerciale, d’après l’expertise. Mangues, fruits de la passion, avocats et goyaves présentent « un risque élevé » et ont déjà fait l’objet d’interceptions. Quant à l’implantation de la mouche, il y a « une probabilité modérée d’établissement durable dans la ceinture méditerranéenne de basse altitude, Corse comprise », d’après le communiqué. « L’Anses recommande de renforcer la surveillance sur les marchandises importées et sur les cultures en zone méditerranéenne près des ports et aéroports. »
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