Dans un communiqué de presse le 3 juillet, l’Union nationale des grossistes en fruits et légumes (UNCGFL, Medef) appelle à ne pas faire l’amalgame entre la récente condamnation, pour francisation, de Fruits rouges du Périgord avec la profession de grossiste, à laquelle l’entreprise fautive serait abusivement associée. « C’est un abus de langage qui nuit à l’image de notre profession. La communication faite autour du procès du gérant de l’entreprise, dont nous condamnons fermement les agissements, s’appuie uniquement sur le code NAF 4631Z commun à l’ensemble des commerces interentreprises de fruits et légumes : les grossistes mais aussi les importateurs exportateurs, les expéditeurs voire aussi certaines centrales d’achat de la distribution », explique Frédéric Stéphani, délégué général de l’UNCGFL contacté par Agra presse. « Pour agir déloyalement comme dans le cas présent, il faut disposer des outils de conditionnement et d’étiquetage, ce qui n’est pas le cas d’un grossiste. »
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Par ailleurs, il regrette que les amendes infligées ne soient pas plus dissuasives et rappelle que les grossistes soutiennent les actions de l’interprofession qui se constitue systématiquement partie civile dans ce type d’affaires. Les rares cas impliquant des grossistes dans ce type de malversations – à l’exception notable de l’entreprise bretonne Chéritel en 2022 – s’expliquent selon lui : « Un grossiste achète et revend en l’état une marchandise. Il n’est pas le premier metteur en marché. » Le gérant de Fruits Rouges du Périgord, poursuivi pour avoir frauduleusement étiqueté « origine France » 412 tonnes de fruits étrangers entre 2020 et 2021, a été condamné à un an de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende.