L’enseigne de restauration italienne basée à Paris se diversifie dans les plats cuisinés frais pour les grandes surfaces. Cette activité devrait représenter un million d’euros de chiffre d’affaires cette année, et bien davantage 2021.
Des restaurants aux rayons des supermarchés : c’est le chemin qu’emprunte actuellement l’enseigne de cuisine italienne Fuxia dont les plats cuisinés se font petit à petit connaître d’une clientèle plus large. « Notre idée consiste à nous appuyer sur la réputation de Fuxia pour nous développer dans les plats cuisinés frais qui sont proposés aujourd’hui dans les Monop, Monoprix et Franprix », explique Armand Taïeb, président de Fuxia, et co-fondateur de l’enseigne avec Nathalie Davis, directrice générale.
Les premiers plats cuisinés individuels ont commencé à arriver en grandes surfaces il y a 18 mois. « Les lasagnes présentées en barquettes en bois sont réalisées dans notre propre atelier de Bezons, dans le Val-d’Oise, qui alimente les restaurants pour certains plats, les sauces et les desserts », détaille Armand Taïeb. L’atelier a connu des adaptations pour fabriquer les barquettes destinées aux GMS, notamment un investissement en machines d’environ 200 000 euros.
Les pâtes fraîches et les raviolis sont, quant à eux, confectionnés par un façonnier en Italie. « Pour ces produits, je m’appuie sur des partenaires avec lesquels je travaille de longue date pour les restaurants », explique Armand Taïeb. Tous les plats de Fuxia sont conditionnés sous atmosphère protectrice ou pasteurisés. La marque parie sur une liste courte d'ingrédients et l'absence de conservateurs ou d'additifs.
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10 000 barquettes par semaine
Chaque semaine, Fuxia écoule environ 10 000 barquettes en grandes surfaces, un chiffre en forte progression, d’environ 20% d’une semaine sur l’autre. « En 2020, nous visons un chiffre d’affaires de 1 million d’euros, et en 2020, entre 1,5 et 1,8 million d’euros », prévoit Armand Taïeb. Des négociations sont actuellement en cours afin de proposer les produits dans d’autres enseignes françaises.
Les plats cuisinés sont une diversification par rapport à l’activité de restaurants italiens lancée il y a près de 20 ans par Armand Taïeb et Nathalie Davis. La trentaine de restaurants, chapeautés par la holding Senda (détenue par les deux associés), ont réalisé en 2019 un chiffre d’affaires d’environ 30 millions d’euros. Trois restaurants en franchise ouvriront cette année, portant le nombre d’établissements franchisés à sept en fin d’année. Quant aux restaurants intégrés, le parc devrait s’enrichir cette année d’au moins un point de vente d’un genre un peu nouveau puisqu’il ouvrira dans une tour de bureaux du quartier de la Défense à Paris.