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Social/Restructurations Gad, Spanghero : les salariés haussent le ton

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Alors que la mobilisation des Fralib se poursuit dans la durée, d’autres salariés de l’agroalimentaire haussent le ton. En Bretagne, les divergences syndicales évoquées dans Agra alimentation la semaine passée, sont apparues au grand jour le 14 juin. Alors que Cecab devait tenir son assemblée générale, elle a été ajournée suite à l’irruption d’une quarantaine de personnes, emmenées par FO, dans la salle. La CFDT s’est désolidarisée de cette action, regrettant qu’elle aboutisse à l’annulation d’une rencontre prévue entre la direction et une délégation de salariés afin de prendre connaissance des premiers éléments du plan de continuation. « La CFDT dénonce fermement ces comportements déplacés, hypothéquant tout dialogue, mettant en péril les emplois actuels et les futures négociations qui traiteront des mesures d’accompagnement des salariés qui seront touchés par la restructuration, a indiqué dans un communiqué le syndicat (majoritaire à Josselin, tandis que FO l’est à Lampaul). La CFDT demande aujourd’hui à la direction de l’entreprise de reprendre le dialogue avec les organisations disposées à faire avancer toutes mesures pour la sauvegarde de l’entreprise, des emplois et de l’accompagnement des salariés. »
Les salariés de Spanghero ont également multiplié les actions contre Lur Berri : manifestations devant des établissements Labeyrie, dont le groupe coopératif a pris le contrôle avec LBO France l’an passé, et défilé d’une centaine de salariés (sur 230) à Carcassonne le 13 juin. Ce jour là, une délégation de salariés a rencontré le secrétaire général de la préfecture de l’Aude et le conseil général. Un plan social est en préparation, tandis qu’un délai supplémentaire doit permettre à un projet porté notamment par Laurent Spanghero de réussir les financements nécessaires à une reprise partielle. L’activité est maintenue jusqu’au 19 juillet. Pour les salariés, les mesures d’accompagnement proposées par Lur Berri sont insuffisantes. Elles reviennent, selon eux, à verser une indemnité de 2 000 euros en tout pour chaque salarié licencié, alors que les représentants du personnel demandent 1 000 euros par année d’ancienneté, indique l’AFP. Un nouveau comité d’entreprise est prévu chez Spanghero le 23 ou le 24 juin.

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