La réforme de la loi Galland est-elle encore au programme ? De plusieurs côtés, on commence à en douter. Le projet de loi que le gouvernement devait examiner le 24 mars n’était pas encore revenu du Conseil d’Etat et l’échéance est au mieux reportée au 6 avril : à en croire certains comme le président de l’Ilec, il n’est même pas sûr que le projet de Christian Jacob comporte encore son titre VI réformant le code de commerce tant il s’est alourdi d’autres chapitres sur la participation des salariés ou le financement de l’économie.
L’élan semble cassé et l’excès de tâtonnements sur les solutions à mettre en œuvre pour redonner de la souplesse aux négociations commerciales et réduire le niveau démesuré des marges arrière aura finalement lézardé le consensus autour de la nécessité d’une réforme.
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Pas étonnant si le nouveau jeu consiste à laisser entendre que c’est la partie d’en face qui ne veut rien changer : Jérôme Bédier, devenu partisan des études d’impact préalables et d’une saisine du Conseil de la concurrence, s’y essaye déjà en rappelant combien Ania et Fcd «avaient pourtant bien travaillé ensemble depuis deux ans» au point qu’en novembre les industriels se montraient ouverts à une «vraie négociabilité des conditions de vente». Hélas, ils auraient fait machine arrière depuis, explique le porte-parole des grandes enseignes…
On se demande à vrai dire qui cherche à gagner du temps.