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Galinios va tester son dispositif dans une trentaine d’exploitations agricoles

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Aurélien Amoureux (à gauche) et Clément Garrigue, cofondateurs de Galinios Crédits : © Galinios

Le système mis au point par Galinios permet de détecter la présence d’un groupe d’oiseaux dans un champs et de déclencher un effarouchement sonore automatique. Cette solution de protection des cultures pour l’instant adaptée aux oiseaux, a vocation à terme à s’étendre à d’autres animaux nuisibles.

Les systèmes d’effarouchement sonore contre les oiseaux utilisés actuellement, montrent une certaine inefficacité, les agriculteurs étant souvent obligés de combiner plusieurs systèmes ou de revenir régulièrement sur leur parcelle, ce qui est assez chronophage. La solution développée par Galinios, issue d’un projet d’étude sur l’effarouchement des oiseaux dans les aéroports, abandonnée à cause du Covid, est née de ce constat. « Notre approche a été de corréler le déclanchement d’un effarouchement sonore avec la présence d’un groupe de plusieurs oiseaux près à l’attaque et capables de gros dégâts en peu de temps. Et si le bruit n’est pas suffisant pour faire fuir les oiseaux, l’agriculteur sera prévenu sur son portable ou son ordinateur, afin de se rendre sur sa parcelle pour mettre en place sa propre méthode d’intervention », explique Aurélien Amoureux, cofondateur de cette start-up avec Clément Garrigue. Le dispositif de Galinios, capable de couvrir une parcelle de 3 hectares est constitué de boitiers équipés de caméras et de cartes électroniques en haut d’un mât d’1,80 mètre, le tout alimenté par des batteries solaires. Il fonctionne à partir d’images locales en temps réel, qui utilisent des algorithmes pour reconnaitre la présence d’oiseaux sur la parcelle afin de déclencher automatiquement une vague sonore d’effarouchement.

150 à 200 stations en exploitation à la fin de l'été 2024

Galinios vise l’installation d’une trentaine de ses mini stations dans des exploitations au printemps 2023 « pour pouvoir confronter notre solution directement auprès des agriculteurs et bénéficier de leur retour d’expérience » et pourquoi pas commencer à fidéliser de futurs clients. Une fois passée cette phase expérimentale dans un premier temps en région Ile-de-France et Bourgogne Franche Comté, Galinios lancera à partir de septembre 2023, la phase commercialisation de son dispositif via un système d’abonnement sur une saison courte, ou sur l’ensemble de l’année, « pour arriver d’ici à la fin de l’été 2024, à l’installation de 150 à 200 stations en exploitation ». L’objectif à terme vise à développer ce système d’effarouchement sonore à d’autres animaux, les sangliers et les chevreuils notamment, qui causent d’importants dégâts tout au long de l’année dans les parcelles.

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Une phase de commercialisation qui « suppose d’avoir un modèle facilement industrialisable », précisent les fondateurs, qui ont déjà quelques pistes pour l’assemblage de leurs mini stations. La sart-up qui a démarré ses activités grâce à des soutien publics (Bpifrance) et privés (Fondations Centrale Supélec) prévoit de lever 500 000 euros en pré-seed au premier trimestre de l’année prochaine, prioritairement auprès de business angels, proches de l’agriculture. Un montant qui pourrait ensuite être complété par des prêts bancaires. Concernant la prochaine levée de fonds, « au-delà du montant recherché, nous souhaitons obtenir des soutiens et de l’expertise agri-agro sur des processus d’industrialisation », ajoute Aurélien Amoureux.