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Gaspillage alimentaire : accord interinstitutionnel sur les objectifs de réduction

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Les colégislateurs européens sont parvenus à un accord politique, le 19 février à l’occasion d’une session de négociations interinstitutionnelles, concernant la révision ciblée de la directive-cadre sur les déchets. Celle-ci permet, notamment, de fixer des objectifs de réduction en matière de gaspillage alimentaire d’ici 2030. Concrètement, le compromis reprend la position défendue par le Conseil de l’UE, à savoir un objectif de réduction de 10 % dans la transformation et la fabrication, et de 30 % conjointement dans la vente au détail et autres distributions de nourriture, dans les restaurants et services alimentaires et dans les ménages. Ces objectifs seront calculés en comparaison de la quantité générée en moyenne annuelle entre 2021 et 2023. Par ailleurs, la Commission européenne sera chargée, d’ici le 31 décembre 2027, de présenter les résultats d’une étude sur le gaspillage et les pertes alimentaires dans la production primaire mais également de proposer une éventuelle réactualisation des objectifs de réduction.

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De son côté, le Parlement européen obtient un engagement des États membres à prendre des mesures permettant de garantir que « les opérateurs économiques ayant un rôle important dans la prévention et la production de déchets alimentaires facilitent le don de denrées alimentaires invendues propres à la consommation humaine ». L’accord conclu doit, à présent, obtenir l’assentiment du Parlement européen et du Conseil de l’UE avant d’entrer en vigueur. Les États membres disposeront ensuite de 20 mois pour mettre à jour leur législation nationale afin de se conformer aux nouvelles règles. « L’UE fixe pour la première fois des objectifs ambitieux de réduction du gaspillage alimentaire, pour des systèmes alimentaires plus durables dans l’UE », s’est félicitée Paulina Hennig-Kloska, ministre polonaise du Climat et de l’Environnement, qui assurait la négociation au nom du Conseil. Eurostat estime que l’UE génère, chaque année, près de 60 millions de tonnes de déchets alimentaires, l’équivalent de 132 kg par personne.