Réunis le 11 décembre en séance publique pour l’examen du projet de loi Économie circulaire, les députés ont adopté un article introduit en commission qui prévoit l’extension aux opérateurs de gros de l’obligation de conventionnement avec des associations de don alimentaire ; seules les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 5 millions d’euros sont visées. Cette obligation existe déjà pour la grande distribution depuis la loi Garot de 2016, et en restauration collective depuis la loi Egalim. Seul Frédéric Descrozaille, le député LREM du Val-de-Marne, département d’implantation du marché de Rungis, s’est opposé en séance à cette disposition, estimant qu’elle « esquinte l’économie d’une filière exemplaire » et qu’elle manque d’une « mesure d’impact ». Les députés ont en revanche refusé d’étendre cette obligation aux commerçants de détail opérant sur les halles et marchés, comme le proposaient les sénateurs. Enfin, ils ont validé, sans discussion, la création proposée par les députés socialistes, d’un label « Anti-gaspillage alimentaire », pour mettre en valeur les entreprises « contribuant aux objectifs nationaux de réduction du gaspillage alimentaire » (p. ex. autorisation du glanage).
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