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Gaspillage alimentaire : projet de méthodologie de mesure des déchets

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La Commission européenne a ouvert jusqu’au 8 avril une consultation sur un projet de décision déléguée qui développe une « méthodologie commune et des exigences de qualité minimum pour la mesure uniforme de niveaux de déchets alimentaires », de la ferme jusqu’aux ménages en passant par la fabrication et la distribution (supermarchés, restaurants, cantines). Cette méthodologie, dont l’adoption est prévue au deuxième trimestre, a été préparée en coopération avec les experts nationaux et la contribution des acteurs participant à la plateforme de l’UE sur les pertes et le gaspillage alimentaires, inaugurée en novembre 2016. Précisant quelles sont les données qui devront être collectées à un stade précoce, avec des exigences minimales de qualité, elle doit permettre la quantification précise et la comparabilité de ces informations entre les États membres.

Adoptée par l’UE en mai 2018 pour accroître les taux de recyclage, la législation révisée de l’UE sur les déchets, instrument clé du plan d’action de l’UE pour l’économie circulaire, prévoit que les États membres devront réduire les déchets alimentaires de 30 % d’ici à 2025 et 50 % à l’horizon 2030. Ce plan est la contribution européenne à l’un des objectifs de développement durable de l’Onu, à savoir la réduction de moitié du gaspillage alimentaire mondial à l’horizon 2030.

Dates limites de consommation : des orientations en préparation

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La Commission européenne est « en train d’élaborer des orientations de l’UE afin d’assurer une plus grande cohérence dans l’indication des dates » sur les denrées alimentaires, indique le 13 mars le commissaire européen à la santé Vytenis Andriukaitis en réponse à la question écrite d’eurodéputés. Ces orientations, précise-t-il, « aideront, entre autres, les exploitants du secteur à choisir entre la date “à consommer jusqu’au” ou “à consommer de préférence avant” et à déterminer la durée de conservation, en définissant les critères et la justification technique sur lesquels ces choix devraient être fondés ».

Les points de vue divergent sur l’éventuelle suppression de la mention "à consommer de préférence avant" sur certaines denrées à longue durée de conservation, souligne également le commissaire européen. La Commission compte poursuivre l’examen de cette question lors d’une prochaine réunion de la plateforme de l’UE sur les pertes et le gaspillage alimentaires consacrée à l’indication de la date.