Abonné

Gaston au plus près des agriculteurs dans leurs démarches administratives et juridiques

- - 4 min
Les cofondateurs de Gaston (de gauche à droite) : Ugo Abba, Erwann Piederriere et Louis Poulain. Crédits : © Gaston

Gaston, le partenaire juridique et administratif pour les agriculteurs, propose trois services sur sa plateforme et prévoit d’en lancer d’autres dans les mois à venir pour couvrir l’ensemble du monde rural. Une levée de fonds est en cours.   

Un an après son lancement au salon de l’agriculture 2024, la plateforme Gaston de gestion administrative et juridique à destination des agriculteurs a bien grandi. Elle propose maintenant trois services : le générateur de contrats et documents, qui permet d’éditer tous les contrats propres à une exploitation agricole, déjà en ligne depuis un an. Les informations juridiques accessibles gratuitement, avec des articles de vulgarisation des réglementations et des législations qui encadrent l’activité agricole. Et enfin, le dernier, en ligne depuis juin 2024, de mise en relation avec des avocats partenaires spécialistes du monde agricole. « Ce service permet aux utilisateurs d’être conseillés ou accompagnés, en cas de litige notamment, ou quand ils ont des besoin de rédiger un contrat plus poussé que ce qui est mis à leur disposition sur la plateforme », détaille Ugo Abba, juriste en droit rural et juriste fiscaliste, et cofondateur de Gaston avec Louis Poulain, ingénieur agro et éleveur laitier et Erwann Piederriere, juriste en droit rural et sociologue. « C’est actuellement le service qui fonctionne le mieux. De juin dernier à la fin de l’année, nous avons pu accompagner plusieurs dizaine d’agriculteurs, propriétaires fonciers, conseillers agricoles etc... et la courbe de croissance continue de progresser, avec 4 à 8 nouvelles demandes par semaine de mise en relation avec des avocats, qui arrivent souvent de recommandations d’anciens utilisateurs », poursuit-il. 

Lire aussi : La plateforme Gaston veut devenir le partenaire juridique des agriculteurs

De cinq avocats partenaires au lancement de ce service, Gaston a signé aujourd’hui avec 30 avocats et « nous sommes en cours de signature avec une quinzaine d’autres, un peu partout sur le territoire. L’objectif pour la fin 2025 serait de totaliser 96 avocats partenaires, c’est-à-dire un avocat par département en France métropolitaine, explique le cofondateur. Nous garantissons la fiabilité de l’avocat spécialiste du monde rural et surtout une mise en relation rapide, puisque nos avocats partenaires ont l’obligation de recontacter l’agriculteur dans les 48h suivant sa demande. » 

Une levée de fonds en cours

Actuellement, les avocats payent pour être référencés comme partenaires sur la plateforme Gaston, ce qui permet à Gaston de proposer gratuitement à l’agriculteur la mise en relation. A charge pour lui ensuite de payer des honoraires. La partie juridique sur la plateforme est également accessible gratuitement et sur la partie génération contrat et document, l’utilisateur paie à l’acte utilisé. 

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

exploitation agricole
Suivi
Suivre

Une partie du business model de Gaston repose également sur la fourniture de ses outils logiciels à des tiers du monde agricole, banques, assurances, et d’autres acteurs qui « nous payent une licence en BtoB pour intégrer nos outils en marque blanche dans leur offre de service auprès de leurs adhérents, indique Ugo Abba. C’est un axe que nous sommes en train de pousser pour diversifier nos sources de revenus, qui à terme devrait provenir à 40 % de la plateforme en direct et à 60 % de ces contrats BtoB ».

Gaston est en cours de levée de fonds pour un montant global de 500 000 €. « Le but est de recruter les équipes commerciales et marketing pour nous aider à accélérer le déploiement et aussi le développement de nouveaux outils. » Les dirigeants envisagent de proposer d’autres services, et l’un en priorité dans les mois à venir, sur l’automatisation de l’ensemble des formalités et déclarations auprès de différentes administrations (Safer, agences environnementales, Europe, DDT…). « Nous serions capables de préremplir une bonne partie des documents avec les informations transmises par l’agriculteur et ainsi l’accompagner dans ce type de démarches assez chronophages », explique le cofondateur. 

Et d’ici 1 à 2 ans, Gaston, qui se positionne aujourd’hui sur le tronc commun du droit rural, a également pour objectif « de diversifier ses services sur d’autres branches du droit rural, et notamment le droit équin qui est un marché qui nous intéresse énormément parce qu’il y a beaucoup de contractualisations, ainsi que le droit forestier et le droit vitivinicole »