Diviser pour régner, cela réussit toujours. En majorant les problématiques de santé, le PNNS 1 et la plupart des initiatives publiques (y compris de Bruxelles avec la notion de «profils nutritionnels») ont tellement pointé « les bons » et « les mauvais » produits que l’on a pu craindre des guerres fratricides à l’intérieur de l’agroalimentaire. Celles-ci, pourtant, n’étaient pas encore apparues et, paradoxe, c’est quand le PNNS 2 semble mettre de l’eau dans son vin et remiser les anathèmes les plus grossiers qu’une belle bataille franco-française se dessine. La campagne du lobby du sucre a semé le trouble au premier jour du SIAL, c’était voulu. Comme quoi le mal était déjà fait car les différents secteurs se défendent en réalité dans leurs oppidums comme les tribus gauloises mangées par César les unes après les autres : fabricants de sel d’un côté, industrie sucrière de l’autre – et pour les corps gras, on ne sait mais la filière laitière n’a pas fini de devoir se battre pour son beurre ! Le slogan « moins de ceci, moins de cela » étant une recommandation officielle, chacun n’avait qu’à frapper en haut lieu pour éloigner la menace.
Mais cette fois, en semant le doute dans le grand public sur l’intérêt des « allégés » (en sucre), le Cedal, bras armé du Cedus, appuie là où cela fait mal, risquant de vives réactions des confrères de l’industrie des amidons, ou des additifs divers et de bien d’autres plus éloignés en fait de l’agroalimentaire … mais aussi des fabricants de biscuits ou de produits frais qu’il voudrait voir cesser de taper sur le sucre désormais.
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Si d’aucuns allaient au contentieux, ce serait bien sûr un signe que la grande famille des IAA n’existe guère. Sachant qu’une réplique directe de l’Ania aurait fait désordre, on n’attend plus que sa médiation.