En 2006, la teneur moyenne en CO 2 de l’atmosphère terrestre a atteint les plus hauts niveaux jamais enregistrés. D’après le Bulletin sur les gaz à effet de serre publié le 23 novembre par l’Organisation météorologique mondiale (OMM), cette teneur s’établit en effet à 381,2 parties par million (ppm), soit 0,53 % de plus que la valeur de 379,2 ppm relevée en 2005. La concentration d’oxyde nitreux (N 2O) a atteint elle aussi des valeurs records en 2006, passant de 319,2 à 320,1 parties par milliard (ppb), soit une hausse de 0,25 %, tandis que la teneur en méthane (CH 4) de l’atmosphère est restée à peu près stable, à 1 782 ppb.
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Par ailleurs, les émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés se sont envolées en 2005, selon les estimations de l’ONU publiées le 20 novembre. En baisse de 1990 à 2000, elles ont recommencé à augmenter entre 2000 et 2005, de 2,6% selon le secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques (UNFCCC). Cette tendance à la hausse est due « à la fois aux pays très industrialisés et aux pays de l’ancien bloc de l’Est qui ont renoué avec la croissance économique ». Le secteur du transport, en particulier, est celui dont les émissions ont « augmenté au rythme le plus rapide ». Malgré tout, l’ONU escompte une réduction totale de 11% entre 2008-2012 pour les pays industrialisés ayant ratifié Kyoto, faisant valoir qu’ils étaient déjà en 2005 « entre 3 % et 5 % en dessous de leurs niveaux de 1990 ». Quant aux Etats-Unis et à l’Australie, qui n’ont pas ratifié le traité et ne sont donc soumis à aucune contrainte, ils ont vu leurs gaz à effet de serre augmenter respectivement de 16,3 et 25 % entre 1990 et 2005