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Elevage GDS France indemnisera les élevages touchés par Schmallenberg

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En septembre, le ministère de l’Agriculture a mis fin au dispositif de surveillance clinique de la maladie de Schmallenberg. Si les pouvoirs publics considèrent que « l’impact économique de l’infection est limité », GDS (Groupement de défense sanitaire) France présentera début décembre un système d’indemnisation des élevages touchés par le virus.

«Les pouvoirs publics n’interviendront pas », a assuré Marc–Henri Cassagne, directeur de Groupement de défense sanitaire (GDS) France. Voilà qui a le mérite d’être clair. Il y aura des indemnisations pour les élevages touchés par le virus de Schmallenberg, mais GDS France devra se passer d’une aide des pouvoirs publics. Son directeur explique que le ministère avait été contacté, mais qu’il n’y a jamais eu de retour. Néanmoins, le travail a bien avancé : «  Les modalités de paiement seront présentées le 7 décembre, lors du conseil d’administration de GDS ». Les éleveurs éligibles au programme sont les adhérents de GDS France. Comme le rappelle Marc-Henri Cassagne, cela concerne près de 97% des éleveurs de bovins et 60 à 70% des éleveurs de petits ruminants (ovins/caprins). Les fonds mobilisés proviennent de la Caisse de solidarité santé animale (CSSA) et représentent près de 22 millions d’euros en 2012. Par ailleurs, depuis quelques semaines, les analyses de détection des animaux atteints sont à la charge totale de l’éleveur. « C’est un coût non négligeable », explique Dominique Fayel, président de la FDSEA Aveyron.
Des inquiétudes qui s’accumulent et qui s’inscrivent dans un contexte de recrudescence du nombre de foyers détectés. « En Aveyron, c’est 10 à 15% des agneaux d’automne qui sont touchés par le virus. En bovins laitiers, ce qui pose problème, ce sont les vaches “vides” », explique Patrice Falip, président des jeunes agriculteurs d’Aveyron, « ce n’est pas rare, mais ça arrive ». Le dernier point de situation réalisé par la plateforme nationale d’épidémiosurveillance début septembre permet de relativiser ce constat. Ainsi, lors du dernier point de situation, c’est 15 foyers supplémentaires qui ont été détectés en ovins, 18 en caprins, 475 tout de même en bovins.
Les éleveurs expliquent que la situation est délicate. « Sur la présence du virus, c’est un peu la double peine. Si on en parle, ça nous pénalise vis-à-vis des exportations car de nouvelles frontières sanitaires pourraient se mettent place. Mais d’un autre côté, il faut bien qu’on soit indemnisés car c’est un poids supplémentaire sur la trésorerie des agriculteurs », analyse Patrice Falip.

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