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Maïs Géant Vert appose « Maïs doux de France » sur toutes ses conserves

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Désormais, les boîtes de maïs doux Géant Vert porteront le logo « Maïs doux de France ». Avec cette inscription destinée aux consommateurs, Géant Vert, filiale du groupe américain General Mills, a décidé de valoriser l’engagement des quelque 300 producteurs d’Euralis implantés entre Tarbes et Bordeaux, qui approvisionnent l’usine Géant Vert.

«Cette marque, Maïs doux de France, est le symbole du respect de la charte de production maïs doux rédigé par Arvalis/Irtac, explique Stéphanie Delarbre, en charge du dossier chez Arvalis. Créée à l’initiative des producteurs, en 2002 elle s’inscrit dans une démarche plus large de qualité des filières céréales (il en existe cinq : blé tendre, blé dur, maïs grain/fourrage, pois protéagineux et féverole, NDLR) ». Dans le cas du maïs doux, les producteurs d’Euralis-Géant Vert se sont engagés volontairement à suivre de bonnes pratiques sur tout l’itinéraire technique de culture, du semis en passant par la fertilisation, la protection phytosanitaire, l’irrigation, la récolte, le stockage et la gestion de l’interculture.

Dispositif de contrôle
« Cette charte fait l’objet d’un dispositif de contrôle à deux niveaux : un audit interne sur les bonnes pratiques agricoles et un audit externe réalisé par un organisme tiers », ajoute Stéphanie Delarbre. Producteur de maïs doux depuis 35 ans, Eric Nassiet se dit fier de voir Géant Vert valoriser son travail auprès des consommateurs. « L’aventure Géant Vert, je l’ai vécue dès son origine puisque nous avons réalisé les premiers essais de culture de maïs doux en France sur mes terres, explique Eric Nassiet. Aujourd’hui je suis d’autant plus fier d’être entré dans cette démarche de bonnes pratiques agricoles que celle-ci s’est faite à une période où l’aspect environnemental n’était pas autant médiatisé. »
Géant Vert est ainsi la première marque à mettre en avant cette charte de qualité sur ses emballages. Installée à Labattut, dans les Landes, l’usine baptisée Seretram, qui appartient pour moitié à Euralis, conditionne donc le maïs doux et produit jusqu’à 200 millions de boîtes par an, dont le tiers est vendu sur le marché français.

25 000 hectares de maïs doux
Au total, la France compte 25 000 ha dédiés au maïs doux, les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées concentrant 90 % des surfaces. Cette année, 16 500 ha étaient orientés exclusivement vers l’industrie. En Europe, deux pays se partagent la production, la France et la Hongrie. « Depuis 2009, le marché est compliqué », explique Matthieu Çaldumbide, chargé de mission à l’AGPM. En effet, pour le maïs doux, quasiment toute la production est contractualisée et les prix sont fixés en début d’année. « Avec les effets climatiques du printemps et de cet été, le marché des céréales est très tendu ce qui joue fortement sur le prix du maïs consommation, sur lequel est étalonné le prix du maïs doux ». Les négociations risquent donc d’être difficiles pour 2011, d’autant plus que les stocks programmés de maïs doux en conserve à juin 2011 sont annoncés faibles. Il va donc falloir plus de surfaces pour les industriels.

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