Dans un communiqué paru le 13 avril, l’APCA (chambres d’agriculture) demande que l’enveloppe nationale du FNGRA (calamités) soit « déplafonnée » et que soit mise en place l’exonération de TATFNB pour les agriculteurs sinistrés. Les chambres d’agriculture requièrent aussi un « accompagnement social, fiscal, bancaire » et la « mise en place d’un mécanisme d’aide simple et rapide ». Elles demandent par ailleurs aux banques et aux « principaux fournisseurs » des « reports et un étalement des échéances de prêts ».
Autant de requêtes portées par la FNSEA, dans un communiqué le 12 avril qui appelle à l’expression de la « solidarité nationale » sans frein de la réglementation européenne face aux « répercussions catastrophiques » attendues. Le syndicat majoritaire veut « mobiliser tous les outils à disposition » (fonds des calamités, prises en charge de cotisations sociales, dégrèvement fiscaux, apports de trésorerie « sous leurs diverses formes ») et « un soutien massif de la nation envers ses agriculteurs qui ont parfois tout perdu ».
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La FNSEA plaide aussi pour davantage d'« ambition » dans la politique de gestion des risques, notant au passage que les techniques d’aspersion ont « limité les effets du gel comme l’irrigation ceux de la sécheresse de 2020 ».
Un vœu partagé par Groupama. « Nous avons insisté auprès du ministre Julien Denormandie, le 12 avril, pour que la réforme des outils de gestion des risques en agriculture soit enclenchée », a confié l’assureur à Agra Presse. Groupama a par ailleurs indiqué avoir « renforcé » ses équipes de gestion face à la crise du gel, et « assoupli » le délai de transmission des déclarations de sinistres qui normalement est de cinq jours.