L’un des deux leaders français de la génétique animale, Gènes diffusion, annonce dans son rapport annuel viser l’autonomie dans son approvisionnement en semences sexées bovines en investissant dans une unité de sexage. L’opération se fera en entente avec le groupe américain Sexing Technologies, qui détient un monopole mondial sur la technologie. Le laboratoire sera situé sur son site de Douai et « permettra de fournir de la semence sexée à l’ensemble des coopératives du groupe ainsi qu’à nos distributeurs internationaux », précise le groupe à Agra Presse. Ce sera le premier laboratoire de semences sexée du groupe. En France, il existe pour le moment deux unités de sexage : celle de la coopérative Innoval, principal concurrent de Gènes diffusion, et celle d’une autre coopérative spécialisée dans l’insémination, Umotest.
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Le groupe informe, par ailleurs, qu’il signera de nouveaux partenariats en 2022 « tout en maintenant l’autonomie et l’indépendance de notre groupe ». Il mise principalement sur cette stratégie pour renforcer son leadership en insémination porcine – Gènes Diffusion détient actuellement 60 % des parts de marché – à l’image de la collaboration nouée avec Inpig (Pyrénées-Atlantiques) et de sa prise de participation dans la société du Sud-Ouest l’année dernière. En 2021, Gènes diffusion a dopé ses ventes de doses sur ce segment (+17 %), notamment avec l’intégration dans le comptage de la société Imevia, rachetée en 2020. En reproduction bovine, Gènes diffusion continue sa percée dans la biotechnologie avec le lancement du programme GHP (génétique haute performance) en holstein. Cette innovation basée sur l’analyse du microbiote intestinal des vaches sera être étendue à d’autres races et, en premier lieu, aux charolaises.