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Genève appelle la Norvège à davantage libéraliser son commerce agricole

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En dépit de très bons résultats globaux en matière de libéralisation des échanges, l’OMC, dans un rapport sur la politique commerciale norvégienne, encourage Oslo à poursuivre activement ses efforts dans le domaine agricole. Pour un grand nombre de denrées agricoles en effet, la Norvège, où l’agriculture représente moins de 1 % du PIB et demeure le secteur le plus protégé par le tarif douanier, continue d’accorder d’importantes subventions à l’exportation – en particulier pour les produits laitiers – bien qu’elles aient diminué de plus de 45 % depuis 1998. L’estimation du soutien aux producteurs (ESP) accordé par Oslo s’est élevée à 72 % l’an dernier. Sur le plan de l’accès au marché, la protection aux frontières norvégiennes est combinée à un système complexe de soutien interne, et des contingents tarifaires s’appliquent à près de 60 produits agricoles « sensibles ». Ainsi, estime Genève, les droits de douane sur les produits agricoles demeurent trop élevés avec un taux moyen de 38,2 %. Par ailleurs, l’OMC estime que l’application de droits « ad valorem » stabiliserait le niveau de protection tarifaire dans le secteur agricole, où la fluctuation des prix des importations – réglées en couronnes norvégiennes – a porté les équivalents ad valorem des droits applicables à certains produits à des niveaux pouvant atteindre

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2 356 %, notamment pour les abats. En outre, le système interne complexe de taxation des produits agricoles pour l’inspection et le contrôle gagnerait en transparence si des réformes étaient mises en œuvre par Oslo dans ce domaine compte tenu des engagements pris à l’OMC. Genève se félicite toutefois qu’en matière de sécurité alimentaire, la Norvège attache une grande importance au maintien d’un haut niveau de sécurité à tous les stades de la chaîne alimentaire et s’aligne sur les normes et règlements techniques de l’UE.