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Distribution Georges Plassat réclame trois ans pour relancer Carrefour

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Georges Plassat, nouveau patron de Carrefour, a mené sa première assemblée générale, et annonce des mesures qui rompent radicalement avec la stratégie de Lars Olofsson. Il compte s’attaquer aux frais de structure, jugés trop élevés, au profit des magasins, et annonce que des arbitrages à l’étranger seront nécessaires. Ils ont d’ailleurs déjà commencé, avec un retrait partiel en Grèce et l’acquisition d’Eki en Argentine.

Georges Plassat, aux commandes de Carrefour depuis avril et nommé p.-d.g. fin mai, ne s’est pas privé de critiquer le bilan de son prédécesseur, Lars Olofsson, lors de l’assemblé générale du groupe le 18 juin. Il a ainsi qualifié le groupe de « défiguré », ce qui n’a pas empêché Lars Olofsson de partir avec une retraite chapeau et une prime de non-concurrence de 1,5 M EUR, au grand dam des syndicats et des petits porteurs. Le plan de Georges Plassat prend donc le contrepied de tout ce qui a été mis en place ces trois dernières années, avec des projets d’économie de structure et des arbitrages à l’étranger. Georges Plassat réclame trois ans pour le mettre en place.

Réduire les frais généraux
Il a affirmé vouloir « revenir à des principes simples », « réduire des frais généraux beaucoup trop importants » et les coûts liés aux structures centrales et au marketing, au bénéfice des magasins.
« Tout le monde sait que le groupe est trop lourd en amont de ses réseaux de magasins », a-t-il affirmé. Autre différence de stratégie, Georges Plassat veut revenir sur la « convergence des marques » c'est-à-dire le fait que tous les magasins soient exploités sous l'enseigne Carrefour (Carrefour Market, Carrefour Express...). Il a enfin enterré le projet d’hypermarché Carrefour Planet porté par Lars Olofsson pour « réenchanter le format ». À la place, il veut développer l’alimentaire et les produits frais, au détriment du non-alimentaire qui s’y vend moins bien.

Pas de précisions sur l’emploi
Sur l’emploi, notamment en France où Carrefour emploie 115 000 personnes sur 410 000, Georges Plassat n'a pas apporté de précisions mais entend « faire les choses proprement, si nécessaire ». Les craintes sont vives du côté des salariés ; une centaine d’entre eux est d’ailleurs venue manifester pour l'emploi à l'appel des syndicats CGT et CFDT en marge de l’assemblée générale.
Sur l’international, Georges Plassat a promis des « arbitrages ». Ils ont déjà commencé en Grèce, où le groupe n’aura plus que des franchises (voir encadré). « Nous ne pourrons pas défendre nos positions partout », a déclaré Georges Plassat, s'interrogeant sur la Turquie, mais soulignant l'importance du Brésil.

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