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Gestion des risques: Macron dévoile la réforme ce vendredi à Terres de Jim

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Accompagné par le ministre de l'Agriculture, le président de la République Emmanuel Macron dévoilera la réforme de la gestion des risques climatiques, ce vendredi 10 septembre, à l'occasion de sa visite à Corbières en Provence sur l'évènement Terres de Jim organisé par les Jeunes agriculteurs. C'est son cabinet qui en a fait l'annonce à la presse la veille, sans dévoiler ni l'enveloppe, ni le détail des mesures techniques qui seront présentées. Tout juste précise-t-on que les principes de la réforme sont largement fondés sur les travaux du groupe Gestion des risques du Varenne de l’eau, dont les conclusions avaient remises au ministère de l'Agriculture le 27 juillet par son président, Frédéric Descrozaille. Dans son rapport, le député LREM préconisait de faire passer soutien public à la gestion des risques agricoles de 280 M€/an actuellement, à 600-700 M€/an. Des fonds alloués notamment à la baisse des seuils d'intervention et des franchises et à la hausse des taux de subvention. Le rapport préconisait également de diminuer les prestations au titre des calamités pour les agriculteurs qui ne seraient pas titulaires d'une assurance privée. Une option qui n'aurait pas été retenue dans l'immédiat, indique-t-on à l'Elysée, qui devrait par ailleurs retenir la proposition d'un guichet unique «assurance privé - calamités agricoles » tenu par les assureurs.

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Le syndicalisme majoritaire s'impatiente. « Nous voulons que dans le projet de loi de finances (PLF, NDLR) pour 2022, il y ait la ligne prévue pour acter la solidarité nationale » afin de financer la réforme du système de gestion des risques, a déclaré Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, le 2 septembre. Le secrétaire général de la FNSEA Jérôme Despey a insisté sur la nécessité de « sécuriser un cadre législatif », car cette réforme implique de « modifier le Code des assurances ». La centrale syndicale souhaite une application « le plus tôt possible » : « On parle de 2023 », a lancé le viticulteur de l’Hérault.

Des travaux fondés sur la rapport Descrozaille