Abonné

Glyphosate : la société civile maintient sa pression avant le vote du 27 novembre

- - 2 min

Les organisateurs de l’initiative citoyenne européenne, qui a recueilli 1,3 million de signatures pour demander non seulement une interdiction totale du glyphosate mais aussi une réforme de la procédure d’évaluation des risques des pesticides dans l’UE et la fixation, à l’échelle de l’UE, d’objectifs contraignants de réduction de l’utilisation des pesticides, ont été auditionnés le 20 novembre par quatre commissions parlementaires – environnement, agriculture, industrie et pétitions – et en présence du commissaire à la santé Vytenis Andriukaitis. « Le glyphosate est le symbole de tout ce qui ne va pas dans nos procédures réglementaires, a souligné Franziska Achterberg, responsable de la politique alimentaire à Greenpeace Europe. Nous voulons une procédure transparente et indépendante, comme le requiert la réglementation de l’UE, et le respect de la directive sur l’utilisation durable des pesticides ».

Mais Bruxelles ne l’entend pas de cette oreille. La représentante de la Commission européenne Sabine Jülicher, directrice à la direction générale de la santé, a estimé qu’il n’y avait « aucune raison scientifique ou juridique justifiant une interdiction du glyphosate » et qu’elle ne croyait pas que la classification du glyphosate en tant que cancérigène probable par le CIRC (agence de l’OMS) était justifiée. Les deux agences de sécurité sanitaire de l’UE (Efsa pour l’alimentation et ECHA pour les produits chimiques) ont conclu qu’il était peu probable que le glyphosate soit cancérigène.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

glyphosate
Suivi
Suivre
Commission européenne
Suivi
Suivre

Les États membres ont une dernière fois rendez-vous le 27 novembre pour un vote en comité d’appel sur le renouvellement de l’autorisation du glyphosate dans l’UE. Lors du vote en comité permanent le 9 novembre, aucune majorité qualifiée ne s’était dégagée pour une réautorisation de 5 ans (1).

(1) Voir n° 3619 du 20/11/2017