Quelque 41 ONG appellent, dans une lettre ouverte du 13 octobre, la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides, à garantir que l’évaluation en cours du glyphosate soit fondée sur des preuves scientifiques indépendantes actualisées et reste exempte d’intérêts particuliers. Ces ONG, déjà à l’origine de l’initiative citoyenne européenne Stop glyphosate, s’alarment des conclusions préliminaires rendues par les quatre États membres rapporteurs (France, Hongrie, Pays-Bas et Suède), publiées en juin, selon lesquelles le glyphosate ne présente pas de risques pour la santé humaine. Le glyphosate fait l’objet d’une procédure de réexamen en vue du possible renouvellement dans l’UE de son autorisation qui expire le 15 décembre 2022. Les signataires de la lettre expriment des préoccupations quant à la crédibilité des études qui ont été fournies par les industriels demandeurs et rappellent qu’une analyse indépendante, publiée en juillet, a montré que seulement deux des trente-huit études de génotoxicité du glyphosate soumises par l’industrie pour l’évaluation précédente peuvent être considérées comme fiables d’un point de vue méthodologique. Dans le même temps une quarantaine d’ONG emmenées par Foodwatch et Générations Futures ont lancé le même jour une pétition appelant le président de la République française Emmanuel Macron à prendre position contre le renouvellement de l’autorisation du glyphosate dans l’UE.
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