Au lendemain de la publication du rapport de l’Agence européenne des produits chimiques qui concluait que le glyphosate ne devait pas être classé en tant que cancérogène (1), la justice américaine a demandé le 16 mars la déclassification de 250 pages de correspondance interne du fabricant de cet herbicide, le géant Monsanto, montrant que dès 1999 la firme s’inquiétait de l’impact de son produit. Les documents rendus publics révèlent la connivence de l’agence américaine de l’environnement – chargée de l’évaluation des risques du glyphosate – ainsi que le contenu d’études mettant en cause l’herbicide. Ces courriers ont été divulgués dans le cadre d’une action collective de travailleurs agricoles atteints de lymphome non hodgkinien qui accusent le glyphosate d’être à l’origine de leur maladie.
Dans l’UE, la Commission européenne devrait relancer d’ici l’été les discussions avec les États membres pour renouveler l’autorisation de mise sur le marché du glyphosate.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
La commission de l’agriculture du Parlement européen, qui organise le 11 avril une audition des responsables de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), devrait en particulier aborder la question de l’évaluation des risques du glyphosate.
(1) Voir n° 3587 du 20/03/2017