Alors que l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) est en train de finaliser, avec 18 mois de retard, la réévaluation du glyphosate, des chercheurs du département des sciences de l’environnement de l’université de Stockholm révèlent dans un commentaire publié le 5 septembre, dans la revue Environmental Health, qu’une étude datant de 2001 (commanditée par Syngenta) mais passée sous silence fait état de risques neurologiques liés au glyphosate. Cette étude montre un effet d’une forme de glyphosate (le glyphosate-trimésiumsur plus commercialisé dans l’UE) sur « les fonctions neurocomportementales, c’est-à-dire l’activité motrice, chez la progéniture des rats, à une dose qui n’était pas connue auparavant pour provoquer des effets indésirables », indiquent les chercheurs suédois. Et ils s’étonnent que « contrairement aux exigences réglementaires, ces effets n’ont apparemment pas été communiqués aux autorités des pays de l’UE où cette forme de glyphosate était autorisée à l’époque ». Selon eux, cette étude peut être pertinente pour l’évaluation en cours du glyphosate, mais elle n’a pas été incluse dans la demande de ré-approbation actuelle. Interrogé par le quotidien français Le Monde, l’Efsa indique que ces résultats seront finalement intégrés dans son évaluation en cours. Cette évaluation a pris du retard et devra attendre la mi-juillet 2023, alors que l’autorisation du glyphosate dans l’UE aurait dû expirer fin 2022.
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