Au congrès des producteurs de légumes de Lille, qui s’est poursuivi le vendredi 28 sans le ministre de l’Agriculture, Angélique Delahaye, présidente de la Fnplég, a réitéré sa demande de .
Pour commencer son discours de clôture du congrès, le 28 novembre, la présidente de la Fnplég a lu deux pages du discours qu’elle avait adressé à Hervé Gaymard l’an dernier à Toulouse, dans lesquelles elle mettait l’accent sur les distorsions de concurrence. Déjà les professionnels faisaient état de coûts de production moindres en Espagne avec une main d’œuvre marocaine moins coûteuse que les saisonniers employés en France, et en Allemagne avec des saisonniers polonais employés à des coûts moindres là aussi.
« Faites un premier pas »
« Douze mois plus tard, qu’y a-t-il de changé, qu’y a-t-il d’engagé, qu’y a-t-il de construit, de mis en place? » a interrogé Angélique Delahaye devant un portrait d’Hervé Gaymard projeté sur écran. «Le troc avec le Maroc de céréales contre des légumes, en particulier de tomates, s’est encore aggravé ». Quant aux distorsions avec l’Allemagne, elles devraient croître, avec le système de régionalisation des aides européennes choisi outre-Rhin.
Un audit sur la compétitivité de la filière française des fruits et légumes est attendu. Il devrait éclairer professionnels et politiques sur les points de faiblesse de la filière et sur les façons d’y remédier.
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Mais pour la présidente de la Fnplég, « observer pour connaître, analyser pour comprendre, c’est bien, mais il faut aussi agir pour construire ». Il ne s’agit pas d’exprimer des souhaits, mais de définir des buts. Et d’agir! ».
Elle a demandé au ministre de faire «un premier pas», les producteurs pouvant faire le reste : « mettre les mains dans la terre, on s’en charge. Choisissez une direction et faites-le, ce premier pas ».